Dans une entreprise de Palencia, le point d’entrée le plus rentable n’est presque jamais un modèle de langage spectaculaire, mais le travail administratif qui entoure la vente. Une demande arrive par le formulaire du site, quelqu’un la lit, la recopie dans un tableur, rédige un devis en partant d’un ancien et se promet mentalement d’appeler jeudi. C’est ce circuit qu’un flux n8n avec un modèle de langage en nœud de décision remplace : la demande est classée, enrichie de l’historique du client, transformée en brouillon de réponse qu’une personne valide, puis enregistrée avec sa relance. Pour un fournisseur du Cerrato palentin ou pour une entreprise de transformation alimentaire, cela veut dire cesser de perdre des occasions par saturation de la boîte de réception. Et comme aucune équipe informatique ne viendra l’entretenir, le flux est livré documenté, avec les paramètres que l’équipe peut modifier sans écrire une ligne de code.
Le second front est documentaire et saisonnier. L’agroalimentaire palentin (transformation céréalière, farines, biscuiterie, viandes, coopératives des environs de Tierra de Campos) travaille avec des fiches techniques, des cahiers des charges clients, des certificats d’analyse et des exigences de la grande distribution qui changent à chaque campagne et se dispersent entre la messagerie, un dossier partagé et l’ERP. Un système de recherche interne, techniquement appelé RAG, permet d’interroger ce fonds en langage naturel et d’obtenir la réponse avec le document et la page cités, au lieu d’ouvrir douze PDF pour vérifier une donnée sur les allergènes ou un format de palette. La province dispose en outre du vivier pour soutenir ce travail : l’École technique supérieure d’ingénieries agraires de l’Université de Valladolid, sur le campus de Palencia, propose notamment des diplômes en ingénierie agricole, agroalimentaire et forestière, ainsi qu’un master en gestion forestière fondée sur la science des données (etsiiaa.uva.es, consulté en juillet 2026).
Tout composant qui s’adresse à une personne, qu’il s’agisse d’un agent qui gère le chat du site ou d’un assistant téléphonique qui prend les commandes, relève de l’article 50 du règlement (UE) 2024/1689 (AI Act), applicable à partir du 2 août 2026 : il faut indiquer sans ambiguïté que l’on interagit avec un système d’IA et marquer techniquement le contenu généré lorsqu’il y en a. Pour une entreprise palentine qui exporte, l’obligation ne dépend pas du lieu où se trouve le client au sein de l’UE : elle est la même pour l’acheteur d’Aguilar de Campoo et pour celui de Rotterdam. Summum IA livre cette couche technique déjà montée, avec l’avertissement, le marquage et le journal des conversations à l’intérieur du projet. L’évaluation plus large du risque réglementaire lié à l’AI Act, celle qui classe le système et détermine les obligations applicables, est signée par Summum Consultoría, qui porte cette couche pour tout le groupe.