Le premier moteur de la demande d’IA aux Canaries est le tourisme, mais pas pour la raison qu’on avance d’habitude. Les dépenses touristiques de l’archipel ont atteint 23 185 millions d’euros en 2025, soit 3,9 % de plus que l’année précédente, et se sont concentrées sur Tenerife (39,4 %) et la Grande Canarie (27,1 %), selon l’ISTAC (16 février 2026). C’est précisément cette répartition qui justifie que cette page couvre les deux provinces et non une seule île. Le même institut relève que les touristes venus du Royaume-Uni, d’Allemagne et du reste de l’Espagne sont ceux qui dépensent le plus, ce qui oblige hôtels, réceptifs, loueurs de véhicules et commerces à répondre couramment en trois ou quatre langues. Un agent vocal ou conversationnel entraîné avec le vocabulaire de l’établissement traite la réservation, le changement de date ou la question sur l’horaire de la navette sans qu’il faille quelqu’un de garde parlant allemand à onze heures du soir. Un cas d’usage moins spectaculaire que d’autres, et nettement plus rapide à rentabiliser.
Le deuxième levier est la charge documentaire qu’impose l’archipel. Les cinq ports de l’Autorité portuaire de Las Palmas ont déplacé 36,52 millions de tonnes en 2025 (Canarias7, 26 janvier 2026). Derrière ce chiffre, il y a des dédouanements, des documents administratifs uniques, des certificats d’origine et des bons de livraison qu’une entreprise péninsulaire équivalente n’a jamais à manipuler. S’y ajoute le cadre propre à l’archipel : la loi 19/1994 du 6 juillet, portant modification du régime économique et fiscal des Canaries, a créé en son titre V la Zone spéciale canarienne, et les opérations réalisées aux Canaries sont facturées avec l’IGIC et non avec la TVA espagnole. Summum IA ne conseille pas en matière fiscale et n’entend pas le faire : c’est le métier des conseillers fiscaux. Ce que nous traitons, c’est la partie mécanique que ce cadre génère : classement documentaire automatique, extraction des données des documents de transport et de douane, et systèmes de RAG qui répondent sur les procédures internes en citant la source.
Le troisième point relève de la méthode. Le statut d’autonomie des Canaries (loi organique 1/2018 du 5 novembre) reconnaît à son article 3 l’éloignement, l’insularité et la condition ultrapériphérique de l’archipel, et mentionne expressément la double insularité à son article 37.12. Dans un projet d’IA, cela se traduit très concrètement : la coordination s’organise dès le premier jour en visioconférence et sur une documentation partagée, et l’infrastructure réseau finit par suivre. Canalink, société publique du Cabildo de Tenerife, déploie le projet RING, un anneau sous-marin de 553 kilomètres entre la Grande Canarie, Fuerteventura et Lanzarote, pour un investissement de 34 millions d’euros dont 23 proviennent du programme CEF Digital de l’Union européenne (Data Center Market, 29 juillet 2026). Sur cette base, nous livrons chaque projet prêt pour l’article 50 du règlement (UE) 2024/1689 (AI Act), applicable à partir du 2 août 2026 : information sans ambiguïté que l’interlocuteur est un système d’IA et marquage technique de l’audio généré. L’évaluation plus large du risque réglementaire est signée par Summum Consultoría.